Organiser une révolution pacifique

Le BuyCut est une révolution non violente, c'est un moyen d'action puissant qui détermine les actes d'achats des citoyens pour contraindre l'ensemble du circuit marchand et de la politique qui en dépend. Nos achats sont un pouvoir que nous pouvons utiliser pour convaincre les entreprises et donc globalement le système, dont elles contrôlent largement les décisions par le biais de leurs emprises financières, de respecter des règles plus conformes à nos exigences.

En nous abstenant de consommer nous pouvons influencer les comportements et les choix des sociétés pour les persuader de modifier tous les errements que nous contestons. Les multinationales ne peuvent pas résister à la privation des liquidités que nous leur offront en consommant leurs produits puisque leurs règles financières excluent toute possibilité de perdre une fraction des bénéfices colossaux qui sont redistribués à l'ensemble de leurs actionnaires.

Sanctionner les entreprises et les banques

Nous devons donc priver les entreprises et les banques de notre argent pour les affaiblir au point de les soumettre et d'entrainer en conséquence les choix des gouvernements et des élus corrompus qui dépendent d'elles. Ils adopteront alors inévitablement des comportements enfin dignes du respect de nos environnements ou des valeurs sociales qui sont les nôtres et que nous devons défendre quel que soient les responsables des décisions que nous estimons innaceptables.

Nos achats ne sont donc pas uniquement l'ultime pouvoir que nous pouvons utiliser pour contraindre les financiers à réviser leurs visions mercantiles, ils peuvent aussi obliger les politiciens qu'ils dominent au respect de règles plus conformes à nos exigences. La maitrise de nos achats est finalement une menace qui peut efficacement et sans violence sanctionner les dérives de tous ceux qui ne respectent pas nos fondamentaux car les effets d'une grève de la consommation citoyenne précipitent l'actualité dans une réalité économique que ne peuvent pas supporter les gouvernements concernés.

Construire une politique plus acceptable

Imaginons un futur largement plus décent que celui qui a été exigé arbitrairement par des élites financières et leurs fidèles serviteurs politiques qui manipulent les lois pour commettre impunément des malversations innacceptables. Refusons de consommer pour forcer les décideurs de notre pays à accompagner le peuple dans sa volonté de justice sociale et d'une plus équitable distribution de ces richesses qui sont actuellement détournées par le libéralisme avec l'aval de nos élus.

Grâce à la puissance de notre pouvoir d'achat persuadons les états en infraction de renouer avec l'éthique de ses fonctions si souvent trahies pour des ambitions trop souvent cupides ou totalitaires mais toujours alimentées par un pouvoir financier illégitime qui se moque avec insolence de la démocratie et des institutions républicaines en privilégiant le profit à outrance avant toute autre considération, avant surtout le respect des populations.

En anglais "Buy" signifie "Acheter" et "Cut" se traduit par "Couper"

Le BuyCut est donc un terme original pour illustrer tous les actes citoyens qui consistent à cesser d'acheter

C'EST UNE GREVE DE LA CONSOMMATION

Les raisons du BuyCut

 

Participer à une grève de la consommation ne suppose pas du tout qu'il soit indispensable de ne plus consommer, il s'agit uniquement de s'abstenir durant une période définie et la plus longue possible de dépenser inutilement en refusant tout ce qui n'est pas indispensable, en évitant tout le superflu.

 

Le manque à gagner pour les entreprises ou les produits ciblés serait colossal si cette démarche se prolongeait au delà de ce que les organismes financiers peuvent supporter sans être déstabilisés durablement et que les entreprises soient convoitées par des concurrents cupides profitant de la baisse du cours d'un valeur ou que les actionnaires tournent le dos à un investissement devenu moins rentable.

 

Les règles de spéculations qui font loi actuellement démontrent qu'un temps très court suffirait à faire chuter une valeur du marché, quelques semaines auraient raison de la plus puissante des multinationale qui finalement serait contrainte soit à une négociation amiable soit à une épreuve de force préjudiciable a ses intérêts.

 

Dans les deux cas les décideurs n'en sortiraient pas indemne et donc ils préfèreront assurer leur arrières et limiter les dégâts causés par une grève des consommateurs en réduisant au maximum le nombre de journées de déficit par rapport à leurs comptabilités usuelles.

 

ils ont bâti un système qui ne peut pas supporter un régime aussi strict que celui consécutif au manque d'argent quotidien.